Livret A, LEP, LDDS, PEL : le montant des intérêts que vous toucherez au 1er janvier 2026

Le 1er janvier 2026, votre banque va créditer en une seule fois tous les intérêts de vos Livrets A, LEP, LDDS, PEL ou CEL gagnés en 2025. Pour beaucoup de foyers, cette somme ressemble à un petit treizième mois. La question est simple, mais cruciale : combien allez-vous toucher, et votre épargne tient‑elle encore la route face à l’inflation ?

Comment sont calculés les intérêts versés le 1er janvier 2026 ?

Pour les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP), les intérêts suivent la fameuse règle des quinzaines. Les banques figent le solde deux fois par mois, le 1er et le 16. Elles calculent les intérêts sur ces montants, puis les additionnent sur toute l’année.

Concrètement, un dépôt effectué le 14 ne rapporte qu’à partir du 16. Un retrait réalisé le 16 ne réduit vos intérêts qu’à partir du 1er du mois suivant. Tout est versé en une fois au 1er janvier 2026, et ces intérêts s’ajoutent à votre capital. Ils produiront à leur tour des intérêts en 2026, dans la limite des plafonds de chaque livret.

Pour optimiser un peu, il reste utile de :

  • faire vos dépôts juste avant le 1er ou le 16 du mois,
  • repousser vos retraits juste après ces deux dates,
  • éviter de laisser dormir une grosse somme sur votre compte courant, qui, lui, ne rapporte rien.

Livret A : un rendement stable, encore très utile en 2025

Le Livret A reste l’épargne « réflexe » des Français, même si son taux a reculé. De 2023 à fin janvier 2025, il est gelé à 3 % net d’impôt. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est lisible, sans risque et totalement liquide.

Imaginons que votre solde moyen sur toute l’année 2025 soit resté stable, sans va‑et‑vient importants :

  • avec 1 500 € en moyenne, vous toucherez environ 45 € au 1er janvier 2026 ;
  • avec 6 000 €, vos intérêts atteindront environ 180 € ;
  • avec un Livret A au plafond réglementaire de 22 950 €, le gain annuel tourne autour de 688,50 €.

Ces montants sont nets d’impôt et de prélèvements sociaux. Le Livret A reste donc un excellent outil pour votre épargne de précaution : factures imprévues, gros plein d’essence, charge de copropriété. En revanche, pour faire réellement fructifier votre argent sur dix ou quinze ans, son rendement peut devenir trop juste si l’inflation remonte au‑dessus de 3 %.

LDDS : même taux que le Livret A, mais un plafond plus bas

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) applique le même taux que le Livret A. La différence vient surtout du plafond : vous ne pouvez pas y déposer plus de 12 000 € hors intérêts.

Avec un taux à 3 %, quelques ordres de grandeur pour une année pleine :

  • 6 000 € en moyenne sur l’année : environ 180 € d’intérêts ;
  • 12 000 € au plafond : environ 360 € d’intérêts.

Pris seul, un LDDS peut sembler modeste. Mais associé à un Livret A, il forme un duo intéressant : plus de 34 000 € possibles au total (22 950 € + 12 000 €, hors intérêts), sans impôt, 100 % disponibles, et garantis par l’État. C’est souvent la base d’un matelas de sécurité solide pour un foyer.

LEP : le livret à ne pas ignorer si vous y avez droit

Le Livret d’épargne populaire (LEP) est réservé aux foyers aux revenus modestes, mais il offre un taux nettement plus élevé que le Livret A. Son plafond est limité à 10 000 € hors intérêts. En contrepartie, sa rémunération suit de près l’inflation, avec un taux régulièrement révisé.

Ces dernières années, le LEP a souvent servi plus de 5 % avant de refluer. Même à un niveau moyen de 4,5 % sur l’année 2025, il reste généralement en tête des livrets réglementés classiques. Pour 2025, cela donnerait par exemple :

  • 2 000 € constants sur l’année : environ 90 € d’intérêts ;
  • 5 000 € : environ 225 € ;
  • 10 000 € au plafond : environ 450 € d’intérêts.

Autrement dit, un LEP plein peut rapporter presque autant qu’un Livret A saturé, avec deux fois moins d’argent immobilisé. Pourtant, beaucoup de personnes éligibles ne l’ont pas, par simple méconnaissance.

Pour vérifier si vous pouvez ouvrir un LEP, il suffit de consulter votre avis d’imposition. Votre banque peut aussi effectuer la vérification en ligne, avec votre accord. Si vous êtes éligible, c’est souvent la priorité absolue avant de remplir le reste.

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PEL : des intérêts garantis, parfois très avantageux

Le Plan d’épargne logement (PEL) ne fonctionne pas comme un livret classique. Son taux est fixé à l’ouverture et reste valable tant que le plan vit, dans la limite des règles en vigueur. Cette stabilité peut devenir très intéressante lorsque les taux de marché baissent.

Certains PEL ouverts avant 2016 affichent encore un rendement supérieur à 2,5 %, parfois autour de 3 % brut. Par exemple, pour un PEL à 2,5 % brut avec un capital de 30 000 € :

  • les intérêts bruts annuels s’élèvent à environ 750 € ;
  • après prélèvements sociaux et, au‑delà de 12 ans, impôt sur le revenu, le gain reste néanmoins significatif.

Les PEL récents, ouverts après la réforme de 2018, offrent des taux plus faibles. Leur avantage est ailleurs : un rendement garanti dans la durée et un droit à prêt immobilier, même si ce dernier est parfois moins séduisant avec la remontée des taux de crédit classiques.

CEL : un complément souple mais peu rémunérateur

Le Compte épargne logement (CEL) est le « petit cousin » du PEL. Il est plus souple : vous pouvez retirer et déposer quand vous le souhaitez, tout en créant des droits à prêt.

En revanche, le taux reste généralement bas. Avec un CEL de 5 000 € et un taux voisin de 1,25 % brut, on parle d’environ 62,50 € d’intérêts à l’année, avant fiscalité. Ce n’est pas là que vous ferez décoller votre patrimoine, mais ce complément peut renforcer vos droits à crédit en vue d’un projet immobilier.

Combien pouvez-vous toucher au total le 1er janvier 2026 ?

Pour vous faire une idée concrète, prenons un scénario simple avec des soldes moyens constants sur toute l’année 2025 :

  • 10 000 € sur un Livret A à 3 % : environ 300 € ;
  • 10 000 € sur un LEP à 4,5 % : environ 450 € ;
  • 6 000 € sur un LDDS à 3 % : environ 180 €.

Au 1er janvier 2026, vous encaissez alors un peu plus de 900 € d’intérêts, sans aucun risque sur le capital. Ce montant peut financer une partie de vos vacances, absorber une hausse de facture d’énergie ou couvrir votre assurance auto à l’année. Vu sous cet angle, chaque petit ajustement de votre épargne en 2025 peut vraiment faire la différence.

Vos livrets suffisent-ils encore face à l’inflation ?

Les livrets réglementés ont deux forces majeures : la sécurité et la disponibilité. Pour l’épargne de court terme, difficile de faire mieux. Le revers de la médaille, c’est que leur rendement réel (taux du livret moins inflation) est parfois faible, voire négatif sur de longues périodes.

Une approche simple consiste à organiser votre épargne par « tiroirs » :

  • argent utile dans les 12 prochains mois : Livret A, LDDS, LEP, compte courant au strict minimum ;
  • projets à 3–5 ans : PEL, assurance vie en fonds en euros, placements prudents ;
  • argent dont vous n’avez pas besoin avant longtemps : supports plus dynamiques (unités de compte, ETF, etc.), en acceptant un risque de variation à la hausse comme à la baisse.

Cette répartition redonne du sens aux montants qui tomberont le 1er janvier 2026. Vos intérêts ne sont plus seulement un « bonus ». Ils deviennent une vraie brique de votre stratégie financière, pour protéger votre pouvoir d’achat aujourd’hui et préparer vos projets de demain.

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    Emma Delaunay est une experte en gastronomie. Forte d’une solide expérience dans la rédaction d’articles culinaires et l’analyse des tendances alimentaires, elle déniche pour LaPignata les dernières actualités et partage astuces et analyses gourmandes pour valoriser chaque plat dans les moteurs de recherche.

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