Ce far breton aux pruneaux est si fondant qu’on le mange à la petite cuillère, jusqu’à la dernière miette

Un dessert tout simple, sans chichi. Une texture ultra fondante, presque à manger à la cuillère. Et ce parfum de Bretagne qui envahit la cuisine dès que le four s’ouvre. Votre far breton aux pruneaux peut devenir ce dessert de famille que tout le monde réclame, encore et encore.

Pourquoi ce far breton fait autant d’effet sur la table

Le far breton, ce n’est pas un gâteau tendance. C’est un dessert rustique, un peu oublié, qui revient par la grande porte. Entre flan épais et clafoutis, il cale sans alourdir et rassure sans prétention.

Ce qui séduit, c’est sa texture. Moelleuse au centre, légèrement dorée sur les bords. Les pruneaux bien gonflés apportent une note douce, presque confite. Servi tiède ou froid, on a envie d’y retourner, cuillère après cuillère, jusqu’au dernier morceau.

Les ingrédients d’un far breton ultra fondant

La magie de ce dessert, c’est qu’il demande peu de choses. Mais des produits simples, bien choisis. Pour un moule d’environ 20 cm de diamètre, il vous faut :

  • 250 g de pruneaux dénoyautés
  • 25 g d’eau-de-vie de cidre (ou de rhum ambré, selon votre goût)
  • 125 g de farine de blé
  • 3 œufs entiers de taille moyenne
  • 125 g de sucre en poudre
  • 50 cl de lait entier bien froid
  • Beurre pour chemiser le moule
  • (Facultatif) 1 à 2 cuillères à soupe de sucre pour caraméliser les bords

Le lait entier est important. Il apporte de la rondeur et ce côté flan généreux. Si vous utilisez du lait demi-écrémé, le far sera bon, mais un peu moins fondant. Quant à l’alcool, il parfume les pruneaux et donne ce petit supplément d’âme. Il reste discret à la dégustation.

Préparation pas à pas : une pâte lisse, sans grumeaux

Il n’y a pas besoin de robot ni de matériel compliqué. Un saladier, une cuillère en bois ou un fouet, et un peu de calme. C’est tout.

1. Faire gonfler les pruneaux

  • Versez 250 g de pruneaux dans un bol.
  • Ajoutez 25 g d’eau-de-vie de cidre (ou de rhum).
  • Mélangez légèrement et laissez macérer 30 minutes à température ambiante.

Les pruneaux se gorgent de parfum et deviennent encore plus moelleux. Cette étape change vraiment la texture en bouche.

2. Préparer l’appareil à far

  • Préchauffez le four à 180 °C, chaleur traditionnelle.
  • Dans un grand saladier, versez 125 g de farine.
  • Ajoutez 125 g de sucre en poudre et mélangez rapidement.
  • Incorporez les 3 œufs entiers un à un, en fouettant.
  • Versez ensuite le lait entier (50 cl) petit à petit, en remuant sans arrêt.

Votre but est d’obtenir une pâte bien lisse, homogène, légèrement fluide, sans grumeaux. Si besoin, passez un coup de fouet plus énergique à la fin. La texture doit rappeler une pâte à crêpe un peu plus épaisse.

3. Préparer le moule pour des bords bien dorés

  • Beurrez généreusement un moule à manqué de 20 cm de diamètre.
  • Si vous aimez les contours caramélisés, saupoudrez le moule d’1 à 2 cuillères à soupe de sucre après l’avoir beurré.

Ce film de sucre fond au four, puis accroche légèrement. Résultat, des bords dorés, avec un petit croustillant qui contraste avec le cœur fondant.

4. Assemblage et cuisson

  • Égouttez les pruneaux macérés. Répartissez-les au fond du moule.
  • Versez doucement la pâte par-dessus, sans trop les déplacer.
  • Enfournez pour 35 à 40 minutes à 180 °C.

Le far doit légèrement gonfler, prendre une jolie couleur dorée sur les bords et rester tremblotant au centre. Si la surface colore trop vite, couvrez avec une feuille de papier cuisson en fin de cuisson.

Le secret de la texture fondante : le repos

Une fois sorti du four, ne le coupez pas tout de suite. Laissez-le tiédir à température ambiante. Ensuite, placez-le au réfrigérateur au moins 3 à 4 heures.

Au froid, la texture se pose. Le centre devient dense mais moelleux, les pruneaux se fondent dans l’appareil. Beaucoup de gourmands le trouvent même meilleur le lendemain. Plus parfumé, plus fondant, presque confit.

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Comment le servir pour le rendre inoubliable

Ce far breton aux pruneaux se suffit à lui-même. Mais bien accompagné, il devient carrément irrésistible.

  • Servi froid, à la petite cuillère, directement dans le plat, pour un moment très convivial.
  • Découpé en carrés épais, avec un café serré ou un thé fumant.
  • Avec une cuillère de crème fraîche épaisse ou un peu de yaourt nature pour casser le sucre.
  • Tiédi quelques secondes au micro-ondes pour retrouver ce côté “sorti du four”.

Côté conservation, enveloppez-le bien ou couvrez le plat. Il se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur. En pratique, il disparaît souvent bien avant.

Astuce pour adapter la recette à vos envies

Vous pouvez rester fidèle à la version traditionnelle, ou personnaliser légèrement, sans dénaturer l’esprit breton.

  • Remplacer une partie du sucre (20 à 30 g) par du sucre roux pour une note plus caramélisée.
  • Ajouter 1 cuillère à café d’extrait de vanille dans le lait.
  • Glisser quelques sur le dessus avant cuisson pour accentuer le doré.
  • Réduire un peu l’alcool ou le supprimer pour une version complètement familiale. Dans ce cas, faites tremper les pruneaux dans du thé noir bien chaud ou un jus de pomme.

Un dessert simple, mais qui marque les esprits

Ce far breton, c’est le genre de dessert que l’on prépare presque sans réfléchir. Quelques ingrédients du placard, un peu de temps au four, et la maison sent la vanille et le lait chaud. Ceux qui disent ne pas aimer les pruneaux sont souvent les premiers à finir leur part.

Servez-le un soir de semaine, pour un déjeuner de famille ou un goûter tardif. Et gardez une petite portion pour vous, au frais. Le lendemain, à la petite cuillère, bien au calme, c’est peut-être là qu’il est le meilleur.

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Auteur/autrice

  • Ce far breton aux pruneaux est si fondant qu’on le mange à la petite cuillère, jusqu’à la dernière miette

    Emma Delaunay est une experte en gastronomie. Forte d’une solide expérience dans la rédaction d’articles culinaires et l’analyse des tendances alimentaires, elle déniche pour LaPignata les dernières actualités et partage astuces et analyses gourmandes pour valoriser chaque plat dans les moteurs de recherche.

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