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Imaginez un plat qui sent bon la forêt, le feu de bois et la cuisine maison. Une courge qui caramélise doucement au four, du lard croustillant, des noisettes qui croquent, un gratin doré… En quelques minutes de préparation, vous obtenez un plat d’automne ultra réconfortant, presque sans effort.
Si vous en avez assez de la traditionnelle soupe de courge, cette butternut farcie au lard et aux noisettes va vraiment changer vos soirées. La chair de la butternut est douce, légèrement sucrée. Elle devient presque beurrée à la cuisson.
Ajoutez du lard fumé bien grillé, des noisettes torréfiées qui craquent, un peu de parmesan gratiné, et tout se transforme. Vous avez le fondant, le croquant, le salé, le parfum du thym… Le genre de plat que l’on pose au milieu de la table, et qui disparaît en quelques minutes.
Choisissez une courge butternut bien lourde pour sa taille. Sa chair sera plus dense et plus savoureuse.
Préchauffez votre four à 180 °C (thermostat 6). Rincez bien la peau de la butternut, car elle va rester entière au four. Séchez-la avec un torchon.
Posez la courge sur la planche, bien à plat. Coupez-la en deux dans la longueur avec délicatesse. Elle est ferme au départ, prenez votre temps. À l’aide d’une cuillère, retirez les graines et les filaments du cœur.
Petit geste malin : gardez les graines. Rincez-les, séchez-les, puis faites-les cuire plus tard avec un filet d’huile et un peu de sel. Vous obtiendrez un petit grignotage croquant pour l’apéritif.
Avec la pointe du couteau, dessinez un quadrillage léger dans la chair, sans percer la peau. Badigeonnez la surface avec 2 c. à soupe d’huile d’olive. Salez, poivrez. Déposez les deux moitiés sur la plaque, chair vers le haut, et enfournez pour 30 minutes environ. La chair doit commencer à s’attendrir, tout en restant encore un peu ferme au centre.
Pendant que la butternut précuit, préparez la garniture. Faites chauffer une poêle sans matière grasse. Versez les 200 g de lardons fumés et laissez-les rissoler. Ils doivent être bien colorés et légèrement croustillants.
Retirez-les avec une écumoire et déposez-les sur du papier absorbant. Gardez environ 1 c. à soupe de graisse dans la poêle. Pas besoin de plus, cela parfumera toute la farce.
Hachez grossièrement les 100 g de noisettes au couteau, ou écrasez-les dans un sachet avec un rouleau à pâtisserie. Remettez la poêle sur feu moyen et faites griller les noisettes quelques minutes. Remuez souvent. Dès qu’une bonne odeur de grillé se dégage et qu’elles prennent une couleur dorée, stoppez le feu et mettez-les avec les lardons.
Pelez les 2 échalotes et les 2 gousses d’ail. Ciselez-les finement. Replacez la poêle sur feu doux et faites revenir ce mélange dans la graisse des lardons. Ils doivent devenir translucides et tendres, sans brunir.
Dans un saladier, réunissez :
Mélangez bien. Goûtez avant de saler, car le lard et le parmesan sont déjà bien salés. La farce doit être parfumée, un peu granuleuse, humide mais pas liquide.
Sortez la courge du four après sa précuisson. La pointe d’un couteau doit entrer dans la chair sans trop forcer, surtout près des bords. Avec une fourchette, grattez légèrement la surface pour la détacher un peu. Cela créé des petites aspérités qui vont accrocher la farce.
Répartissez ensuite la garniture dans les cavités et sur la chair. Tassez délicatement avec le dos d’une cuillère. Vous pouvez former un léger dôme pour un effet vraiment généreux.
Remettez la butternut au four, toujours à 180 °C, pour 20 à 25 minutes. Le dessus doit être bien doré et un peu croustillant. La courge, elle, devient fondante, presque crémeuse. Vérifiez la cuisson avec un couteau fin. Il doit glisser sans résistance.
Laissez reposer la butternut farcie 5 minutes hors du four. Les saveurs se posent, les arômes se mélangent encore un peu. Servez-la ensuite en grosses tranches ou posez chaque moitié dans un plat à partager.
Vous aimez les plats très onctueux ? Ajoutez dans la farce 50 g de fromage de chèvre frais émietté ou 40 à 50 g de bleu coupé en petits dés. Le chèvre apporte une légère acidité. Le bleu donne un côté plus corsé. Dans les deux cas, la douceur de la butternut équilibre parfaitement.
Pour alléger un peu sans perdre en goût, remplacez la moitié des lardons par 100 g de champignons de Paris émincés et revenus à la poêle. Vous gardez le côté gourmand, mais avec moins de gras et un petit parfum de sous-bois en plus.
Envie d’une touche végétarienne ? Supprimez les lardons. Ajoutez à la place 80 g de feta émiettée et 1 c. à soupe de graines de tournesol ou de courge. Le résultat reste très savoureux, bien structuré, avec toujours ce jeu de textures.
Ce plat est déjà bien complet. Pour l’accompagner, une simple salade verte croquante fonctionne très bien. Quelques feuilles de mâche ou de roquette, une vinaigrette légère au citron ou au vinaigre de cidre, et c’est suffisant.
Côté vin, un rouge souple et fruité, par exemple de la vallée du Rhône, se marie très bien avec le fumé du lard. Si vous préférez le blanc, choisissez un Chardonnay un peu rond, aux notes beurrées. Il soulignera le fondant de la courge et le côté grillé des noisettes.
La butternut n’est pas seulement agréable à cuisiner. Elle est aussi intéressante sur le plan nutritionnel. Sa chair est riche en bêta-carotène, en vitamine C et en fibres. Elle apporte de la couleur et de la douceur à vos repas, sans être lourde.
En la cuisant au four et en la garnissant ainsi, vous changez totalement de la soupe classique tout en gardant ce côté cocooning. C’est un plat parfait pour un dîner de semaine quand vous avez envie de mieux que d’habitude, ou pour recevoir sans stress.
Une courge, quelques lardons, des noisettes, un peu de parmesan. La liste d’ingrédients est courte, la préparation est accessible, mais le résultat a tout d’un plat de bistrot réconfortant.
Vous enfournez, vous laissez gratiner, et peu à peu la maison se remplit d’une odeur rassurante. Essayez cette butternut farcie au lard et aux noisettes une fois. Il y a de grandes chances qu’elle devienne votre plat préféré du moment et qu’elle revienne très souvent sur votre table cet automne.