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Sur une table de réveillon chargée de mets raffinés, il y a toujours ce moment où tout le monde a envie d’un plat simple, qui rassure et qui sent bon l’enfance. Ce gratin de coquillettes aux lardons, croustillant dessus et ultra fondant dedans, joue exactement ce rôle. Il arrive au milieu des verrines et du saumon fumé, et soudain, les regards changent. On se détend, on se ressert, on raconte des souvenirs.
Ce plat a tout pour plaire un soir de fête. Il est simple, économique, mais il fait un effet très “wahou” dès qu’il sort du four. L’odeur du fromage gratiné, le petit goût fumé des lardons, la texture très crémeuse des pâtes… difficile d’y résister.
Il a aussi un gros avantage pratique. Vous pouvez le préparer avec un reste de pâtes, sans stress, sans passer des heures en cuisine. Pendant que la dinde repose ou que le rôti finit de cuire, ce gratin réchauffe l’atmosphère. Les enfants l’adoptent tout de suite, les adultes en prennent “juste une cuillère” puis reviennent discrètement se servir.
Les quantités ci-dessous conviennent pour 4 personnes en plat principal, ou pour 6 personnes en accompagnement d’une volaille ou d’un rôti.
Pour le gratin de coquillettes :
Pour donner un air de fête (facultatif mais très conseillé au réveillon) :
Cette recette se prépare en plusieurs petites étapes très simples. Vous pouvez tout faire à l’avance, garder le plat au frais, puis l’enfourner juste avant de passer à table.
Si vos pâtes ne sont pas encore cuites, faites bouillir une grande casserole d’eau salée. Ajoutez les 350 g de coquillettes et laissez cuire 1 à 2 minutes de moins que le temps indiqué sur le paquet. Elles doivent rester bien fermes, car elles continueront de cuire au four.
Égouttez soigneusement, puis réservez. Si vous utilisez un reste de pâtes, détachez-les à la fourchette. Si elles ont séjourné dans un peu de sauce ou d’eau, égouttez-les pour éviter de mouiller le gratin.
Dans une grande poêle, faites fondre les 20 g de beurre à feu moyen. Ajoutez l’oignon émincé et faites-le revenir 2 à 3 minutes. Il doit devenir translucide, sans trop colorer.
Ajoutez les lardons fumés et l’ail haché. Laissez dorer 4 à 5 minutes en remuant. Les lardons doivent légèrement griller et rendre leur gras. C’est ce mélange qui va parfumer les coquillettes et donner ce goût très réconfortant.
Baissez le feu sous la poêle. Versez la crème liquide et le lait sur les lardons et l’oignon. Ajoutez la noix de muscade, un peu de sel et du poivre. Mélangez.
Laissez frémir 2 à 3 minutes à petits bouillons. La sauce doit épaissir légèrement, sans bouillir trop fort. Retirez ensuite la poêle du feu, laissez tiédir 2 minutes, puis ajoutez l’œuf battu en fouettant bien. L’idée est de lier la sauce, sans obtenir des morceaux d’omelette.
Vous devez obtenir une sauce onctueuse, assez fluide pour napper les coquillettes mais pas trop liquide. Si elle vous semble trop épaisse, ajoutez 1 à 2 c. à soupe de lait. Si elle est trop claire, laissez-la frémir encore une minute.
Préchauffez le four à 200°C, de préférence en chaleur tournante. Huilez un plat à gratin avec la c. à soupe d’huile d’olive, en badigeonnant bien le fond et les bords.
Dans un grand saladier, mélangez les coquillettes avec la sauce aux lardons. Ajoutez 80 g de fromage râpé dans ce mélange et remuez pour bien répartir. Versez ensuite le tout dans le plat, en étalant de manière uniforme.
Parsemez la surface avec les 40 g de fromage râpé restants et les 40 g de parmesan. Enfournez pour 15 à 20 minutes. Le dessus doit être bien doré, légèrement croustillant, avec quelques bulles sur les bords.
Au moment de servir, saupoudrez d’oignons frits et de persil ciselé. Ce petit croquant et cette touche de vert réveillent le plat. Sur une table de Noël, ce contraste attire immédiatement l’œil.
L’un des points forts de ce gratin de coquillettes, c’est sa grande souplesse. Vous pouvez le rendre plus chic, plus léger, ou complètement différent, sans changer la base de la recette.
Quelques détails font la différence entre un gratin correct et un plat dont tout le monde se souvient.
Ce gratin n’a rien de prétentieux, et c’est sans doute pour cela qu’il fait toujours un malheur au réveillon de Noël. Au milieu des plats sophistiqués, il apporte quelque chose de simple, de chaleureux, presque familier. Un plat qui rassure, qui rassemble toutes les générations autour du même plat, et qui finit très souvent… raclé jusqu’au dernier grain de pâte.